Dans un message récent, j'ai évoqué l'emploi d'un feuillage argenté qui habillera les massifs
l'été prochain.
Ce feuillage, vous le découvrez.
Il s'agit du senecio vira vira ou leucostachys, un cousin du senecio cinéraria plus
connu sous le nom de cinéraire maritime.
Appartenant à la famille des astéracées-composées, le senecio vira vira est
une plante malheureusement non rustique face aux hivers de ma
région au climat continental.
Je cultive ce sous-arbrisseau comme une plante annuelle.
Il est intégré aux massifs de l'été à la mi-mai, mélangé à des essences fleuries.
C'est dans un massif fortement ensoleillé que le senecio vira vira s'exprime le mieux.
A la fin de l'été, sa croissance rapide donne une plante de 60 cm de haut
sur 90 cm de large.
Les rayons du soleil même ardents ne le dérangent pas.
Il est coquet toute la belle saison jusqu’à ce que le froid et le gel
l'anéantissent.
Au coeur de l'été, le feuillage du senecio vira vira s'enjolive de capitules
jaune- pale.
Une floraison très discrète sans trop d’intérêt.
Je retiens surtout son feuillage fortement découpé pour créer un joli
contraste avec le bleu de l’ageratum.
Dans les massifs de l'été 2010 et 2011, le senecio côtoyait la cléome sénorita
rosalita, un dahlia à fleurs rose-lavande, un pétunia bleu et
l'indispensable ageratum.
Pour l'été à venir, le senecio sera associé à des fleurs jaunes et blanches.
Pour me permettre de retrouver chaque année cette variété frileuse, courant
septembre, au delà d'un semis possible, je préfère le bouturage.
Comme toutes les boutures réalisées en septembre, je prélève des rameaux d'une
quinzaine de centimètres de long sur les pousses terminales.
Le feuillage situé à la base de la bouture est supprimé.
Je conserve les deux ou trois feuilles de la tête que je sectionne
à mi-hauteur.
Après avoir trempé la base de la bouture dans la poudre hormonale, elle est enfoncée dans
un substrat léger, composé de tourbe blonde et de perlite.
( le senecio donne des racines au bout de 45 jours environ)
Autrefois, je plaçais les godets dans une mini serre mais le taux
d'humidité trop élevé nuisait à l'enracinement.
Les jeunes rameaux pourrissaient très vite avant de produire des racines.
Je place les godets dans une coupelle...
......que je couvre avec une cloche.
Je contrôle ainsi plus facilement le taux d’humidité optimum requis.
Pour décorer les massifs de l'été prochain, j'avais prévu huit plants.
Sur 8 boutures, j'en ai obtenu 5.
Le beau temps actuel me permet de sortir les godets à l'extérieur aux heures
les plus chaudes.
La nuit, ils séjournent dans la véranda à 18°.
Belle journée à tous.











