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mercredi 24 avril 2013

Prunus Cisténa


Début avril, après quelques journées douces et ensoleillées, le jardin 
s'est enfin réveillé.
Plusieurs arbustes à floraison printanière ont déployé leurs plus beaux attraits.
Fidèle au rendez-vous, le prunus cisténa expose ses branches chargées 
 de minuscules fleurettes blanches.
Une fleurissement bienvenu après cet hiver peu rigoureux mais long et humide.


Cette variété de prunus a été retenue pour son port, sa croissance lente et
sa stature raisonnable.
Ce cutivar n'a jamais été taillé, juste un petit coup de sécateur occasionnellement pour
 équilibrer sa silhouette.
L'arbre a été greffé sur un tronc d'un mètre trente de haut.
Au cours de l'été, sa ramure n'est pas très imposante mais suffisante pour ombrager
les hydrangéas situés en dessous.
Ce prunus appartient à la famille des rosacées, une famille omniprésente au jardin.
Ce n'est pas un cerisier d'ornement rarissime.
 Il donne une floraison ordinaire mais précoce.
Elle ne pâtit pas des gelées tardives et la rusticité de l'arbre est parfaite.

 


Au début de la floraison, les corolles sont posées sur des tiges nues, en solitaire ou
groupées par trois ou cinq.
Rapidement, le fleurissement étant assez bref, des petites feuilles ovales apparaissent
dans une teinte pourpre clair.
Pendant 6 mois, cette ramure pourprée apporte un intérêt décoratif.


Après le premier critère de satisfaction concernant la croissance, la culture  de ce prunus
Cisténa est facile.
Son implantation dans le sol perméable et léger n'a posé aucun problème,
bien au contraire.
 En 2005, la plantation a été soignée, dans un trou plus large que profond, car 
son système racinaire est superficiel.
Une poignée de cornaille broyée a été déposée au fond de la fosse apportant en se décomposant
lentement une source de nourriture.
Au cours du premier été, il a été arrosé copieusement.
Les deux premières années,  au départ de la végétation, j'ai distribué une poignée d'engrais
 organique pour arbustes.
Depuis, la tonte de gazon qui recouvre son pied tout l'été donne à la décomposition
une source d'humus satisfaisante et suffisante.


A la fin de l'été, quelques fruits ressemblant à des cerises noires arrivent à maturité.
Ces douceurs non comestibles pour l'humain sont très vite englouties par nos
amis à plumes, nombreux au jardin.
Dans quelques jours, je vous proposerai ce prunus couvert de son feuillage pourpré moins foncé 
que celui du prunus pissardii.

 


Belle journée à tous



vendredi 19 avril 2013

Rose d 'Inde


Vous ne découvrirez pas la Rose d'Inde dans les massifs de cet été.
Cette fleur pourtant si généreuse ne figure pas dans mes plans et depuis quelques jours
en regardant mes images de l'été 2010, je le regrette.
Il n'est pas encore trop tard pour la semer, mais dans mes projets, les coloris jaunes ou 
oranges ne s'accordent pas avec les saisonnières prévues.
Depuis quelques jours, une belle chaleur estivale permet à ces belles de l'été d’accélérer
leur croissance à l'extérieur et de s'endurcir.


Je suis tombée sous le charme ce cette saisonnière dans mon enfance.
La Rose d'Inde colorait le jardin de mes grands parents et mon père usait
pour ne pas dire abusait de ses énormes fleurs globuleuses.
Désuète pour certains ou charme intemporel, cette fleur originaire du continent
Américain est trop frileuse pour fleurir toute l'année sous des latitudes européennes.
Facile à obtenir par semis, cette annuelle docile ne pose aucun problème dans sa culture
et dans son entretien.
Elle se décline dans plusieurs tons de jaune et d'orange.
En 2009, j'avais testé un cultivar de 40 cm de haut à fleurs blanches. 


Au premier plan, la Rose d'Inde côtoie un bégonia "Dragon Wing" haut de
 40 cm, florifère et très décoratif.
J'avais obtenu cette variété à partir de graines enrobées.


Pour ce massif, la bordure est festonnée d'une Rose d'Inde naine de 30 cm de haut,
formant un camaïeu de jaunes avec des variétés de rudbeckia.


Dans un autre parterre, en jaune orangé, la Rose d'Inde expose des capitules doubles de 7 cm
de diamètre perchées sur des tiges robustes .
Mêlées aux fleurs des dahlias, ses corolles sont encore plus pétillantes.


La rose d'Inde est intégrée dans les massifs ensoleillés après les "Saints de Glace".
Dans la terre légère, souple et drainante du jardin, elle s'installe facilement donnant
une floraison d'une longévité exceptionnelle.


Rapidement, la rose d'inde développe une touffe plantureuse bien ramifiée dotée d'un
 feuillage très découpé, fin, vert foncé.
Autour de cet hibiscus, une jardinière en herbe a conçu le décor.
Souvent dans le jardin, je la laisse exprimer sa personnalité.
Cet ensemble est le reflet de ses goûts.


Belle journée à tous.

mardi 16 avril 2013

Couleurs printanières



Deux jours seulement de soleil intense pour voir  enfin le jardin sortir de sa léthargie.
La nature a repris ses droits, elle déploie sans retenue des bouquets de fleurs ou des feuillages
plus étincelants les uns que les autres.
Les premières couleurs printanières se déclinent en blanc avec l'explosion du 
poirier pyramidal.



 Près du poirier, l'Amélanchier du canada offrira dans quelques jours lui aussi des fleurs blanches.
Il prend son temps, peaufine sa beauté.
Au bas de la rocaille, sous le pin, un Piéris affiche ses clochettes blanches  
à côté d'un hellébore.


Feuillage juvénile très lumineux sur un Acer.
Au fil des semaines, il se dorera, donnant un effet remarquable.



L'Osmanthe et un fusain déploient de jeunes pousses lumineuses.
Posés sur le bois nu, les boutons d'un Cornus Contoversa sont encore délicatement enfermés 
dans le feuillage.
L'architecture de l'arbre offre un squelette original en hiver.












Du violet pour une giroflée au tout début de sa floraison.
A revoir quand tous les boutons seront éclos.
Depuis plus d'un mois, la bruyère découvre ses petites clochettes couleur lavande.
Sa floraison est appréciée par les bourdons et les abeilles qui résident au jardin.
Une heuchère a enfilé sa plus jolie robe de printemps.

 


Trois spirées naines et trois couleurs différentes.
Celle qui déploie un feuillage vert anis donne des fleurs blanches.


Floraison abondante sur le myosotis du Caucase.
Autour de lui, la végétation est encore endormie.
Les hostas se déploient lentement.


 "Betty, un magnolia à floraison tardive n'a pas été affecté par les dernières gelées tardives.
Son fleurissement qui débute est de toute beauté.


Un vert franc sur un rhododendron couvert de boutons.
La floraison s'annonce prestigieuse.


Vert printanier pour la pelouse.
Elle a été scarifiée au mois de mars, enrichie avec un engrais organique épatant.
Par bonheur, quelques heures après l’épandage et pendant deux jours, de belles pluies soutenues 
ont redonné un tapis verdoyant.
Pas une mauvaise herbe, elles sont traquées par la main de la jardinière.
Un geste simple, reposant la tête mais parfois éreintant.

Belle journée ensoleillée.


dimanche 14 avril 2013

Forsythia "Week-end"



La météo promet pour ce dimanche un beau soleil qui va renforcer la floraison
du forsythia "Week-end".
Cet arbuste, messager du printemps tarde à fleurir dans la haie avec
une bonne quinzaine de jours de retard.
Qu’importe, la floraison est comme chaque année spectaculaire, remarquable.
C'est un réel plaisir de profiter de cette nuée de fleurs.




L’intérêt du forsythia  "Week-end" réside dans sa floraison précoce avec ses branches 
érigées, chargées de petites corolles évasées d'un jaune d'or lumineux.
Il appartient à la famille des Oléacées, et comme ses cousins, l'olivier et le lilas, son
 feuillage est caduc.
Il a la faculté de s’adapter facilement dans les espaces ensoleillés
Le rideau de verdure qui entoure le jardin est composé d'essences variées.
 Elles sont souvent à fleurs, mélangées à des conifères et des sujets à
feuillage persistant.



Le conifère qui jouxte le forsythia n'a pas été choisi au hasard.
Au printemps, le feuillage du chamaécyparis troque sa parure hivernale couleur bronze
pour un jaune vert lumineux.
Vous ne découvrirez aucune fleurette autour de l’arbuste.
Cet espace situé à l'entrée du jardin est surtout habillé en été de plantes annuelles.


Prés du forsythia, le liquidambar dévoile son feuillage tardivement.
Pour le moment, son squelette érigé offre un tronc crevassé, non dépourvu
d'originalité.
Dans quelques semaines, il déploiera un feuillage semblable à la feuille d’érable.


A la fin de la floraison du forsythia, il sera taillé sévèrement.
Quelques semaines plus tard, il dévoilera une ramure chargée d'un feuillage allongé
vert foncé différent par la forme de celle du liquidambar.
A l’arrière, un prunus accentue le contraste recherché.


Au delà de sa floraison printanière, en été, le forsythia "Week-end" sert avec ses partenaires 
de toile de fond à l'hydrangéa paniculata "Unique".
En 2012, cet hydrangéa s'accompagnait de fleurs blanches .
Le résultat obtenu n'était pas à la hauteur de mes attentes.


Je préférais le décor réalisé l'année précédente.
Pour la saison à venir, j'ai quelques idées de fleurissement qui dépendront du résultat 
des annuelles qui poursuivent leur croissance.


Amis jardiniers, j'espère que ce beau temps annoncé vous permettra de savourer cette
belle journée pour profiter de votre jardin.

J'ai attendu ce dimanche avec impatience pour mettre en terre quelques nouveautés
acquises cette semaine.

Bon dimanche à tous.