Le 5 janvier 2005, je débutais la création du jardin dans une certaine douceur atmosphérique,
sans un souffle de vent, un temps parfait pour planter les arbustes
en périphérie du terrain.
Huit ans après, toutes les variétés plantées déploient des ramures exubérantes.
Le jeune poirier à fleurs est devenu un arbre plantureux qu'il faudra certainement
maîtriser pour la première fois à la fin du
printemps prochain.
Il forme avec l'amélanchier du canada un duo de fleurs simples fleurissant
simultanément dans un blanc pur.
Au fil des ans, l'essor d'un prunus serrulata s'est montré à la hauteur de sa réputation.
L'arbuste a développé une silhouette évasée remarquable et sa floraison est toujours
abondante et sublime.
Au cours du mois de janvier 2005, nous avons planté les arbustes qui constituent aujourd'hui
le fond du décor d'un autre côté du terrain....
Les arbustes à la suite du cytise ont été plantés l’automne suivant.
Puis, début février, un froid glacial s'est installé en deux jours, nous empêchant de
poursuivre nos travaux.
J'ai dû enterrer à la hâte l' eucalyptus dans un tas de sable pour le protéger du gel.
Pour la même raison, j'ai remisé dans le garage un jeune fusain à feuillage doré, ainsi
que le bambou sacré.
Ce froid intense a duré pendant trois semaines avec des températures nocturnes de -17°
et diurnes de -8°.
Plus question de papillonner dans le jardin.
Après ce froid polaire, les plantations sont reparties de plus belle.
Et depuis, le prunus amanogawa s'est enraciné déployant chaque printemps
une floraison remarquable.
Après la plantation des arbustes des haies, nous avons aménagé l'intérieur du jardin.
Pour favoriser les déplacements, l'allée principale avait été
ensemencée dès le printemps.
Dans cette allée que j'appelle "Allée des rhododendrons", plusieurs sujets de cette famille
ont été accueillis en très petits sujets.
Certains sont à maturité, les autres ne sont pas encore dans la plénitude mais ils
s'en approchent.
Un peu plus loin, les rosiers plantés en 2007 n'étaient pas à l'époque entourés
de plantes vivaces.
Pendant deux ans, j'ai laissé le système racinaire des jeunes rosiers s'installer
sans encombre.
Au même moment, les géraniums vivaces prévus pour tenir compagnie aux rosiers ont conforté
leur croissance dans la pouponnière.
Je ne m'attarde pas aujourd'hui sur le premier rosier planté en 2006.
Je rédigerai dans le mois un message sur son aventure et l'évolution
du décor environnant.
Au printemps 2007, j'ai décidé de prolonger l'allée principale.
L’installation d'une arche a permis d’accueillir deux rosiers grimpants et deux lianes
moyennement exubérantes.
Pour peupler cette nouvelle allée nommée "allée des rosiers", ce qui n'est pas très original,
j'ai divisé les géraniums, les alchémilles et apprivoisé de nouvelles
variétés qui commencent à faire leur effet.
Quelques semaines plus tard, construction d'une arche supplémentaire pour souligner la fin de
l'allée et le début d'un nouveau massif à découvrir dans
un prochain message.
Pour suivre le plan initialement prévu dès la création du jardin, et après l'implantation de nombreux
rosiers, en 2009, quelques hydrangéas ont commencé à colorer les zones ombragées.
En 2011, création d'un massif bicolore, blanc bleu, avec des plantes annuelles
et en point de mire un hydrangéa paniculata qui apprécie
le plein soleil.
L'année suivante, après avoir refait la pelouse , la plate bande devant la maison a été redessinée,
élargie, afin de planter un décor pour l'été.
Au début de 2013, à l'arrière de la maison, l'essor du jardin s'est
poursuivi par la création d'un îlot habillé de rosiers anglais
et par l'aménagement de deux parcelles peuplées de
plantes vivaces et de rosiers.
La première partie de ce message "l'essor du jardin" se termine avec le rosier
"Princess Alexandra of Kent" qui habille un îlot à découvrir
dans les semaines à venir.
Bon dimanche à tous.