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vendredi 22 mars 2013

Heuchèra "Green Spice"



L'an dernier, au mois d'avril , j'ai mis pour la première fois à l'honneur l'heuchèra
"Geen Spice" insérée dans un bouquet.
Ses marbrures de limbe pourpre foncé étaient bien marquées .
Dans une composition florale, son feuillage apportait pour mon goût une once d'originalité.



Actuellement, sous un beau soleil printanier, l'heuchèra "Green Spice" sort  peu à peu
de sa léthargie.
Son feuillage persistant est encore bien pâle, les marbrures de limbe arborent une teinte
vert foncé qui contraste avec la couleur des feuilles.
Le froid de cet hiver relativement peu mordant a permis à ce cultivar de conserver
 une prestance honorable.


Retrouvons l'heuchèra "Green Spice" au début du mois de mai.
De jour en jour, elle se pare de nouvelles couleurs pétillant de vitalité .
Son feuillage dévoile les teintes qui la caractérise.
 Haute de 30 cm et large de 40 cm, elle donne une plante remarquable parfaite
 comme couvre- sol
Sur cette bordure exposée en pleine lumière, elle accepte les rayons du soleil qui renforcent
ses couleurs.


Dans le sol perméable du jardin, l'heuchère a pris rapidement ses marques trouvant
dans la terre le bien être qui lui convient.
Elle n'est pas fertilisée en particulier, mais profite des apports en amendements organiques 
distribués à l'ensemble du massif  peuplé de rosiers
 et d'hydrangéas.


L'heuchèra "Green Spice" ourle la bordure de cette allée fleurie en compagnie de plantes
 robustes, rustiques et non envahissantes.
En juin, elle affiche de grandes hampes florales qui ne s'écroulent pas à la
première pluie battante.
 A sa gauche, un fusain à feuillage argenté se taille facilement afin de lui conserver
 une silhouette harmonieuse et le contenir dans son espace attribué.
 A  sa droite, au moment de sa floraison, l’alchémille apporte de l'éclat.
Un peu plus loin, une touffe de lamier couvre le pied d'un rosier fleurissant
  tardivement.
Je ne reviens pas sur les plantes qui occupent l'autre côté de l'allée.
 Elles ont été présentées dans un message récent.


Belle journée à tous.

mardi 19 mars 2013

Picéa pungens "Glauca Globosa"


Dans cet univers pentu au sol ingrat, la rocaille abrite un Picéa pungens "Glauca Globosa".
Ornemental, la croissance de ce conifère offre au bout de quelques années une silhouette
peu encombrante mais attractive depuis son plus jeune âge.
En ce moment sa couleur gris bleuté vibre sous le soleil qui a bien du mal
à s'imposer durablement.


En octobre 2005, l’installation des conifères dans cette zone pentue et
 escarpée a été urgente mais périlleuse.
Pour éviter l'érosion et ne plus retrouver la terre au bas de la pente à chaque pluie battante,
j'ai du peupler en priorité cet univers avec des espèces au système racinaire puissant,
capables de fixer le sol rapidement.
 Ouvrir une fosse de 50 cm de profondeur pour autant de large
n'a pas été toujours facile.
J'ai du améliorer le sol d'origine avec du terreau de plantation et l'enrichir avec de
 la corne broyée.
Les deux premières années, au début du printemps, j'apportais un engrais conifère et deux
poignées de fertilisant organique.
Une fois par semaine, les trois premiers mois, dans la cuvette formée autour de son pied,
 je versais un arrosoir de 10 litres d'eau.
Depuis, l'arbuste à présent bien implanté se suffit à lui même.
L'été, une couche de tonte de gazon recouvre son pied  apportant en se décomposant
 l'humus nécessaire à son bien être.




Au printemps ce petit sapin est très attractif.
Les jeunes pousses se parent d'un bleu ravissant.
Cette zone a beau être peu hospitalière, je ne la délaisse pas.
Cependant, je n’installe que des plantes réclamant peu ou pas d'intervention, des variétés 
qui se débrouillent sans soin particulier ou presque.



Belle journée à tous.

dimanche 17 mars 2013

Surfinia-Pétunia



Souvenez vous, au cours de l'été 2012, dans cette plate bande fleurissaient des Surfinias
qui se répandaient allègrement sur la pelouse.
Ces surfinias sont des pétunias retombants utilisés par beaucoup de jardiniers
dans des suspensions.
Depuis plusieurs années, j'ai abandonné les potées pour les utiliser en couvre sol.
Un seul pied s'étale sur plus de 80 cm.
Dans les massifs, je contrôle leur exubérance par une taille.
Ils forment alors des touffes de 50 cm de large et de haut, se ramifient, formant un coussin
 compact tout aussi ravissant.

 



En revanche, au dessus d'un muret, je laisse cette solanacée s'exprimer à sa guise.
C'est une frileuse, originaire d'Amérique du Sud.
Elle fait partie chaque été des plantes saisonnières indispensables, retenues
 pour colorer et embellir les massifs.


Le surfinia émet de longues tiges souples garnies de feuilles collantes recouvertes de fleurs
en forme de trompettes évasées.
L'abondance de fleurs produites est impressionnante
Ses corolles se renouvellent tout l'été et se maintiennent pimpantes jusqu'aux gelées.



Pour obtenir des plants de surfinia, chaque année, dans le courant du mois de févier, je sème
 à partir de graines enrobées, deux variétés.
L'utilisation de ces semences est simple, facile et ludique.
Après avoir fait tremper pendant 15 minutes dans de l'eau tiède des godets de tourbe, ils
sont prêts à recevoir une graine que je dépose à la surface sans la recouvrir.
Les godets sont enfermés dans une mini serre jusqu'à la levée complète.
Cette année, sur les 30 graines semées, j'ai obtenu 27 plants.


Les graines de surfinia semées le 16 février ont levé en 10 jours.
Actuellement, les plantules mesurent 5 cm.
Pour le moment les jeunes racines ne se faufilent pas à travers les mailles du filet du godet.
Dans quelques jours, les jeunes plants seront rempotés dans un substrat fertile
composé d'un mélange de terreau enrichi de fumier
 composté et de sable.
Ils poursuivront leur croissance à une température proche de 20°.
Un peu plus tard, dès que la température extérieure le permettra, les plants seront sortis 
quelques heures dans la journée afin de les préparer à affronter
 progressivement la fraîcheur et le soleil.
Quand ils auront atteint une dizaine de centimètres, ils seront pincés, les obligeant
 ainsi à se ramifier.




Les plants de surfinia seront mis en place à la mi-mai dans une terre bien drainée et enrichie.
Cette plante est  généreuse mais de nature gourmande.
Pour bien fleurir, elle apprécie un arrosage fréquent et tous les 15 jours l'eau est enrichie 
d'un engrais soluble pour plantes fleuries.
Les deux variétés semées  cette année s'associent avec toutes sortes d'annuelles
Pour l'été à venir, l'espèce bleu lavande a été une nouvelle fois retenue.
J'ai beaucoup aimé le duo formé l'été dernier avec l’agératum.
Par contre, autour du Vitex, j'ai prévu un pétunia à fleurs doubles dans un ton 
de violine-blanc.



Le surfinia se prête à toutes les combinaisons .
Peu importe le partenaire auquel le jardinier inventif peut l'associer.
A chaque fois, son effet parmi les autres annuelles se remarque.



Bon dimanche à tous et à chacun.

vendredi 15 mars 2013

Jardin botanique du " Val Rahmeh"


Je ne vous emmène pas au bout du monde, mais dans le Sud de la France, pour
découvrir le jardin botanique du "Val Rahmeh".
Ce jardin se situe à quelques kilomètres de la frontière italienne.


Menton  

Menton, une ville qui profite d'un climat exceptionnel, subtropical avec des étés chauds et 
des hivers doux et ensoleillés permettant à la flore méditerranéenne de s'épanouir
sans contrainte.


Au coeur du jardin, la maison construite au 19 ième siècle offre un caractère bien particulier.
Cette demeure s’intègre parfaitement dans ce lieu admiré par les botanistes venus
du monde entier et les amateurs de plantes exotiques.


Dans un prochain message, j'évoquerai cette plante Brésilienne.
J'ai la même à la maison, une peu moins imposante...


Le long d'une allée, une bougainvillée fleurit tout l'été avec une générosité qui
me fait rêver.



"Val Rahmeh", c'est le royaume des solanacées.
Les Daturas, aujourd'hui renommés Brugmansias sont représentés sous 
différents cultivars.
Tous, dans ce jardin charment  le visiteur par l'abondance de ses clochettes pendantes.


Cette petite merveille originaire d'Amérique Centrale résiste aux hivers de la région.


Dans ce royaume, des masses de fleurs surplombent les allées.


En dehors des Laurier- rose, le jardin accueille des cultivars de "Iochroma", Solandra,
et toutes sortes de Solanum rantonnetii dans des bleus intenses et 
Solanum jasminoides "Album", une liane galopante blanche.


Le jardin se situe à 5 minutes à pied du bord du bord de mer.
Dans cette zone, la vue sur la mer est grandiose.




Des formes de fleurs variées, des textures très différentes d'une plante à une autre,
une palette de couleurs riche, on retrouve dans ce jardin des variétés
 qui se sont bien adaptées à ce climat bien particulier.



Dans cette zone du jardin, plusieurs bassins artificiels dévoilent des lotus et des nénuphars.

Ce jardin, je l'ai visité très tôt le matin, à l'ouverture.
C'est un lieu exquis que je vous invite à découvrir si vous passez par les
Alpes maritimes.

Belle journée à tous

mercredi 13 mars 2013

Déplacement et plantation d'une pivoine


Le beau temps de la semaine dernière m'a permis d'effectuer le déplacement et la
plantation d'une jeune pivoine dans son emplacement définitif.
Il s'agit d'une pivoine herbacée âgée de moins de trois ans.
Elle est donc trop jeune pour être divisée.
A la suite de cette transplantation, je ne m'attends pas à une floraison
 exceptionnelle ce printemps.
La belle va devoir s’installer avant de donner des fleurs.


Actuellement, je remanie deux parcelles de 50 m2, séparée par une allée.
Ces petits lopins de terre se trouvent sur la partie droite du jardin .
L'an dernier, les massifs ont été surélevés avec une terre plus consistante
 que celle d'origine puis fertilisés.
Dans un coin de la pépinière, je disposais de quelques plants de pivoine prévus pour habiller
ces parcelles ensoleillées.


Afin de ne pas endommager ses racines, j'ai soulevé la souche de la pivoine
avec précaution et douceur.




Pour accueillir la pivoine dans de bonnes conditions et la voir prospérer au mieux, je lui ai 
réservé une surface de 1 m2.
Une fosse de 50 cm de profondeur a été ouverte sur autant de large.
La plante est de nature gourmande, son système racinaire est puissant.
Au fond du trou j'ai répandu deux bonnes poignées de cornaille broyée et autant de
fertilisant organique.
Ces éléments ont été mélangés à la terre du fond en remuant  sur 30 cm environ.


Après avoir étalé les racines et les radicelles le plus harmonieusement possible,
 j'ai positionné la plante de manière à ce que les yeux soient recouverts de
3 cm de terre pas plus.
Les racines ont été recouvertes d'une terre fine et meuble leur permettant de se développer
plus rapidement.
J'ai rebouché avec la terre du jardin, légère et bien drainée mélangée à un substrat 
plus consistant et enrichi de 50 grammes de poudre d'os et
de phosphate naturel.
Par expérience,  en 2005,  j'avais enterré une pivoine trop profondément. Elle a peu fleuri.  
Deux ans  plus tard, je l'ai replantée correctement.
Les expériences malheureuses servent toujours le progrès.


 Pour terminer, autour de la plante, j'ai aménagé une cuvette retenant plus facilement
 un arrosage copieux afin de tasser la terre et chasser les éventuelles
 bulles d'air néfastes au développement
 des racines.
A la fin de la plantation, j'ai supprimé les anciennes tiges.


En photo, la deuxième pivoine plantée dans l'autre parcelle.

Belle journée à tous